CERCLE D'HISTOIRE DE L'ART(2018-2019)
artiste_peintre007.gif

Animatrice : Madame Anne Gaëlle BEAU

 

Lieu : salle de réunion Espace associatif de Castel-Pic 4, rue du Murio Guingamp.

 

Jour et horaire : Jeudi de 9h45 à 11h45

 

Dates : 8 et 22 novembre ;  6 et 20 décembre ; 10 et 24 janvier ; 7 et 28 février ;  7 et 21 mars.

I -Le principe de série dans l'art (art moderne et contemporain)

1- Le concept de sérialité dans l'art moderne

Une des caractéristiques de l'art contemporain est le concept de sérialité. Il est vrai qu'en parcourant l'histoire de l'art du XXème siècle on se rend compte que les artistes travaillent en série c'est-à-dire que – partant d'un thème – ce dernier sera décliné plusieurs fois, parfois sur plusieurs supports différents menant  ainsi à une œuvre non pas unique, mais multiple.

C'est à travers l'œuvre d'artistes tels que Monet ou Cézanne que nous tenterons d'introduire ce concept à  l'histoire de l'art moderne puis contemporain.

2 – Le concept de sérialité dans l'art contemporain

- Kiki Smith : Née en 1954, Kiki Smith est une artiste new yorkaise dont l'œuvre est à la fois déconcertante, choquante  et poétique. Artiste multidisciplinaire, elle sait allier le dessin, la gravure, la photographie et la  peinture en exploitant des thèmes bien différents tout en les reliant magnifiquement bien. Son intérêt pour l'art populaire, l'artisanat d'art mais aussi ses références à l'art de Frida Kalho mène son travail et sa  réflexion sur l'abolition des limites entre l'œuvre d'art et l'objet utilitaire, entre les arts appliqués, décoratifs et plastiques.

- Frédrique Lucien : Née en 1960, Frédérique Lucien est une artiste parisienne dont l'œuvre est incontestablement pluridisciplinaire. Restant malgré tout fidèle au dessin, elle chemine vers plusieurs techniques allant de la mine de plomb au fusain, de l'encre à la gouache en passant par le découpage.

Son œuvre est un fragment poétique car elle fragmente littéralement ses sujets (les corps, les pommes de terre, les pistils, les hélicoptères….) mais tout en les disposant en série afin d'en constituer une unité.

II- La Nouvelle peinture française année 60-70 – La figuration narrative

1- La nouvelle peinture française :

Dans la seconde moitié du XXème siècle, et plus exactement dans le courant  des années 60, alors que l'expansion économique aidait la société occidentale à sortir définitivement de l'après-guerre, l'art moderne connut un second souffle.

En France, une nouvelle génération de peintres allait marquer l'histoire de l'art figuratif.

Naissant dans un contexte politique particulier, on allait largement retrouver cette mouvance d’artiste dans  les événements de 68.

2- La figuration narrative

Histoire d'un mouvement des années 60

Une nouvelle génération de peintres tels que Fromanger, Télémaque, Henri Cueco et bien d’autres se dressent  contre la domination absolue de l'art abstrait alors très reconnu à cette époque-là. Ces artistes proposeront  alors un retour au figurat

III- Le repas : Lorsque l'art s'invite à table !

Dès l'antiquité, les artistes ont représenté notre rapport à la nourriture. Même si manger est d’abord une  nécessité, le repas est aussi affaire de plaisir et de gourmandise. Depuis les références religieuses telles  qu'Adam et Eve croquant le fruit défendu, le dernier repas du Christ ou les offrandes funéraires, la table est devenue au fil du temps un sujet à part entière :

Dans l'antiquité, fêtes rituelles des bacchanales ou saturnales, banquets, repas familiaux, ripailles, les artistes  ont usé et illustré ce thème de diverses manières. Il peut être partagé et solitaire, organisé ou improvisé,  mais sa représentation nous renvoie toujours à un moment important de la vie quotidienne. C'est un instant de convivialité qui répond à une organisation précise, à des faits et gestes ritualisés et répétés  jour après jour depuis toujours.

IV-le hasard dans la création artistique

Illusion ou réalité d'une méthode

L'artiste reconnaissant une part d'aléa dans son œuvre risquait le plus souvent de ne pas être pris au sérieux. Il était inconcevable qu'un tableau, ou une sculpture, parvienne à une noblesse et un raffinement d'expression  sans une technique savamment maîtrisée, qui donne forme à l’intention de l’artiste.

Dans cet esprit, une œuvre conçue à l'aide du hasard fait figure de farce, au mieux risible, au pire  méprisable. Introduire l'imprévisible et l'incontrôlé dans le processus de création, ébranle la valeur accordée au savoir-faire, et met à mal le fétichisme traditionnellement associé à l'œuvre d’art

V- Le rire dans l'art

Le rire est le propre de l'homme !

Il libère, délivre nos êtres, délasse nos âmes, s'empare des compagnies d'hommes créant l’instant du lien manquant. Il y a dans l'art des cris, des effrois, des désirs, des hurlements de questions folles, frondaisons de la peur.

Qu'en est-il de ce rire qui nous défigure, nous soigne, exulte nos êtres ?

L'art peut-il devenir drôle à en rire, ou relate-t-il ce dernier comme une péripétie de l’être ? L’artiste a-t-il pour but de nous faire rire ?

De l'autodérision à la caricature, les artistes prennent volontiers le prétexte du rire, qui, à travers mise en scène et performance, dénonce l'absurdité de notre monde.

VI- Art et propagande (sur 2 séances)


Les pratiques artistiques et les pouvoirs politiques ont toujours été étroitement liés. Nous pouvons en effet dire  que l'art en tant que tentative personnelle de représentation ou de traduction du réel, court toujours le  risque de rentrer en concurrence - voire en contradiction – avec la vision du monde véhiculée par le pouvoir en place. Il existe plusieurs exemples dans l'histoire de l'art qui appuient ce fait. L’art médiéval répondait à une sorte de ''propagande'' religieuse et divine orchestrée par l'Église. Les grandes commandes de la renaissance étaient données par les cours royales, la papauté, l'art du XVIème siècle, lors de la contre-réforme catholique répondait également à un désir esthétique imposé par l'église, de même pour le classicisme, le baroque....Tous les courants phares de l'histoire de l'art étaient en somme soumis à des principes et des préceptes esthétiques et à des représentations codifiées de la beauté, de la nature, du réel et du monde. Le pouvoir politique joue ce rôle de contrôle voire même d'épuration de l'expression artistique constituant ainsi un art officiel.


 

    

.